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Les Rencontres d’Arles, en 2017… en mode 36hours? Cela vous dit???

Avant de démarrer mon programme frénétique, vous me connaissez? écoutons la douce prose de (mon poète préféré) Christian Bobin à propos d’Edouard Boubat.

Boubat ne « prend » pas ses photographies, il les reçoit. Il les accueille. Quant à connaître précisément ce qui est ainsi accueilli, c’est impossible.

Le savoir que nous avons d’une chose enferme cette chose sur nous-mêmes.

Dans l’accueil, c’est le mouvement inverse: nous sommes ouverts à l’autre et , pour tout dire, nous sommes un peu perdus.

Boubat ne connaît pas tout ce qu’il voit, pas plus que je ne comprends tout ce que j’écris. Le meilleur de nous arrive toujours à notre insu.

Donne moi quelques chose qui ne meure jamais. Edouard Boubat x Christian Bobin  

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Du 3 juillet au 24 septembre. Billet forfait toute exposition à partir de 36 euros. Attention beaucoup de file d’attente aux caisses. Une entrée unique par exposition. Billetterie + plans + librairies : Cour Fanton. Espace Van Gogh. Ground Control. Grande Hall. Rencontres photographie Arles 2017

Série NAT de ma fille Alizée Bauer, alias Meike Boer. Concours Club des DA. Galerie Open Week Arles 2017

11h00 Abbaye de Montmajour

Portant son regard sensible sur “ce presque rien“, la chère disparue Kate Barry, nous émeut littéralement à travers ses mini clichés qui ramènent le petit ou le presque invisible à l’infiniment grand ou visible de et par tous. Ces petites choses que l’on ne voit pas, à côté desquelles nous passons par inadvertance, trop pressé, trop occupé ou que l’on voit sans voir… notre propre désolation. A travers ces instantanés sans visage sans âme qui vive, on ressent l’existence de l’être humain, comme rattaché à la pierre, collé au vivant de la matière première. Un petit frisson passe… nous effraie, car on ne peut que penser à la destinée de Kate Barry, elle nous parle, elle nous dit se sentir enfermée, empêtrée dans le sol : je suis une pierre, nous murmure t-elle. Bouleversant.

The habit of being Kate Barry

Abbaye de Montmajour.  Route de Fontvieille, 13200 Arles. S’y rendre en vélo électrique ou taxi. Ouvert : 10h-18h30 Exposition Kate Barry

12H00 Eglise des Frères Prêcheurs

Se confesser dans l’église des prêcheurs où l’architecture de densité dialogue avec la vie dans les villes, vue par Michael Wolf.`

Michael Wolf. La vie dans les villes

Toy Store. Michael Wolf

Eglise des Frères Prêcheurs. 1 Quai Marx Dormoy, 13200 Arles. Ouvert 10h-19h30

13h00 Le Chardon

Déjeuner dans le micro-patio du néo-bistrot, le Chardon, là où Luke Burgess, le chef hémisphérique de Tasmanie, officie en cuisine, avec brio et avec sa jolie brésilienne, Déborah Blank. Des assiettes tapas japonisantes et inventives à partager sans modération. De la haute gourmandise à prendre avec mes gouleyantes bulles de “Jour de Teuf“, un Muscadet pétillant naturel à boire goulument.

Hello le Chardon d’Arles

Autoportrait dans le Chardon d’Arles

Le Chardon.  37 Rue des Arènes, 13200 Arles. Réservation obligatoire. Hello le Chardon

15H00 Jute Espadrilles

Imiter l’inimitable Louis Garrel (miam) et marcher dans ses pas, dans ses espadrilles en toile de Jute Espadrilles.

Jute Espadrilles. 3 Rue Jouvène, 13200 Arles

Autoportrait arlésien

Autoportrait arlésien

15H30 Maison des Peintres

Errance en ville au gré des performances artistiques et sombres de la maison ballenesque de Roger Ballen. Ames sensibles s’abstenir. Suivre la fabuleuse saga du temps des gitans, les Gorgan de Mathieu Pernot. Suspendre son vol à l’instar des corbeaux, Ravens, de Masahisa Fukase, l’incurable égoïste au Palais de l’Archevêché. A voir en face Iran.

The House of Ballenesque

Roger Ballen. Maison des peintres

Roger Ballen. Maison des peintres

Les Gorgan, un travail entamé en 1995, par Mathieu Pernot

Les Gorgan. Film à voir et revoir de Mathieu Pernot